Témoignages d’un cédant – M. Christian VERMIS, ancien chef d’entreprise de l’entreprise SIS

Pouvez-vous présenter en quelques mots votre parcours ?

Après avoir travaillé chez un fabricant français de matériels d’alarmes à Bordeaux en tant que responsable technique pendant 4 ans, au fur et à mesure des rencontres professionnelles avec les clients et fournisseurs, une opportunité de s’installer en indépendant s’est présentée en 1989. L’entreprise SIS a ainsi été créée. Les premiers clients étaient des entreprises de la grande distribution sur le secteur Aquitaine, des supermarchés, rencontrés grâce à mes expériences professionnelles passées.

Quels moyens/interlocuteurs avez-vous utilisé/sollicité pour vous renseigner sur les modalités de transmission ?

J’ai sollicité l’accompagnement du Cecogeb et de mon expert-comptable en relation dès le début des démarches liées à la transmission, qui démarre par la valorisation de l’entreprise. Puis, j’ai été accompagné par un avocat, recommandé par mon expert-comptable, à partir du démarrage des négociations avec les repreneurs potentiels jusqu’à la signature de l’acte de vente.

Comment valoriser son entreprise ?

Afin de valoriser mon entreprise, j’ai sollicité le Cecogeb qui a utilisé plusieurs méthodes de valorisation qui ont permis d’aboutir à une fourchette de prix de vente. A partir de cette fourchette de prix, un prix de vente a été fixé, en concertation avec mon expert-comptable et le Cecogeb.

Quels sont les éléments les plus importants à aborder lors des négociations avec les repreneurs potentiels ?

Les avocats ont servi d’intermédiaires entre les deux parties dans le cadre des négociations sur les modalités de vente (conditions, calendrier, prix de vente…).

Les points forts de l’entreprise ont été mis en avant dans le cadre de la négociation du prix de vente. Concernant SIS, les principaux points forts étaient un portefeuille clients important et fidélisé à travers des contrats de maintenance qui assurent notamment un certain volume d’activité au repreneur, la zone de chalandise qui s’étend sur l’ensemble de la région Aquitaine, la bonne structuration des ressources humaines qui permet d’assurer la continuité de l’activité, l’implantation du local qui répondait à une logique de développement géographique pour le repreneur et la bonne santé économique et financière de l’entreprise (croissance de l’activité, niveau de rentabilité significatif, équilibre financier).

Joseph LEVY, repreneur et Monsieur Vermis, cédant.
Quels ont été les principaux critères de sélection pour choisir le repreneur de votre entreprise ?

  • Entreprise complémentaire à SIS ; positionnée sur le même secteur d’activité, recherchant une opportunité de développement (acquérir une nouvelle typologie de clientèle, développer la zone de chalandise…),
  • Visite respective des entreprises (du cédant et du repreneur),
  • Poursuite de l’activité sur le même secteur géographique (Aquitaine)
  • Conserver le personnel et l’implantation du local (ce qui était dans l’intérêt du repreneur dans le cadre de sa stratégie de reprise : implantation sur un nouveau marché géographique)

Quel a été le délai entre la prise de décision de céder votre entreprise et sa transmission effective (signature de l’acte de vente) ?

Environ 1 an, ce qui reste un délai remarquablement court pour une opération de transmission.

Comment la transmission s’est-elle passée vis-à-vis de vos salariés ?

Il est important de beaucoup communiquer auprès de ses salariés, notamment pour atténuer leurs inquiétudes et répondre à toutes leurs interrogations.

Le départ d’un chef d’entreprise dans le cadre d’un départ à la retraite est certainement plus facile à gérer vis-à-vis des salariés que pour un départ pour un autre motif, car le sentiment d’abandon est atténué pour les salariés.

L’information concernant la transmission de l’entreprise a été communiquée aux salariés au moment de la recherche de repreneurs, fin 2018. Il s’agit également d’une démarche obligatoire dans le cadre d’une transmission, notamment pour permettre aux salariés qui le souhaitent de se positionner sur la reprise de l’entreprise.

Au fur et à mesure de l’avancée des négociations avec le repreneur, les salariés ont été régulièrement tenu au courant de l’avancée des démarches.

Quels ont été les moyens de financement choisis par les repreneurs ?

Une partie d’autofinancement et le financement bancaire.

Quels sont les coûts liés à une opération de transmission ?

Pour le cédant, les frais liés à l’opération sont principalement constitués des frais d’avocat (environ 25k€). Il peut aussi y avoir quelques frais supplémentaires d’expertise-comptable.

Quels conseils donneriez-vous à un cédant d’entreprise ?

Le conseil que l’on m’avait donné était d’accepter la première proposition jugée intéressante et cohérente selon les différentes modalités de transmission souhaitée. En effet, j’ai choisi le premier repreneur rencontré, avec lequel nous nous sommes rapidement entendu sur les différentes modalités de cession.

Je préconise de se faire accompagner tout au long de la vie de l’entreprise, notamment lors de choix stratégiques de développement (structuration des RH, développement de l’activité…) et de réaliser des audits en ce sens.

La valorisation du portefeuille clients doit autant que possible se traduire par la signature de contrats de maintenance qui assurent un certain volume d’activité au repreneur et témoignent d’une activité régulière et de la fidélisation de la clientèle.

Enfin, l’entreprise doit être bien structurée au niveau RH et détenir des logiciels informatiques de gestion performants permettant d’optimiser et structurer les processus de vente (réalisation des devis, gestion du SAV…). Un équipement et du matériel de qualité et performants constituent également des atouts lors de la transmission de son entreprise.

Jacques LEVY, nouveau directeur commercial, Christian VERMIS, cédant, Joseph LEVY  nouveau PDG associé et Ivan MARCIANO, nouveau DG associé.


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